Lumé – CHANSONS (F-CH)

LüMé naît d’une famille musicale !

LüMé est un phénix qui renaît des cendres de « l’Orchestr’Anonyme » avec dans son éclosion l’envie d’amener de chaque musicien la force, le souffle et de nous inspirer de tous les vents du Voyage.

Celui de l’âme, grâce à ceux qui traversèrent la mer et nous imprégnèrent de leurs musiques et de leur culture donnant de l’air, des couleurs et des épices à la « France aux Français », à ceux qui répondirent : « et la Bourgogne aux Escargots ! », Nous sommes tous des enfants immigrés !

Au voyage aussi de la Vie. Avec une écriture maturée et grandie venant du monde, de ses accents, de sa magie et de sa beauté, Venant de lettres d’amour aussi… restées tapies dans l’ombre d’un tiroir de peur, puis un jour devenues assez timbrées pour s’envoler en musique à vos oreilles et pour vous raconter de l’intime, du vivant.

La ferme intention de garder le sourire et du soleil à offrir, malgré la pluie, avec la pluie…et le chant des oiseaux.

Voici Lümé et c’est un monde !

Qui écrit les textes pour Lümé ?

Stéphanie : C’est surtout moi qui écrit les textes, j’en ai choisi ou nourri quelques uns de Samy,  j’ai besoin de les sentir, pour les incarner, les chanter. Mes textes sont peuplés de train raté, d’engueulade en solo, d’ivresse de vivre, de lettres d’amour pas envoyées, des transformations par lesquelles je suis passée par lesquelles, ils sont passés pour devenir chansons. Ils parlent aussi à l’oreille de nature, de la beauté du Monde, puissante, vitale, fragile. J’ai envie de parler de cette force de vie, de notre rapport à elle, à ses différentes formes, partout autour de nous et en nous, pourtant unique. Pour moi l’artiste porte ce quelque chose qui nous anime, qui nous libère des conventions humaines, pour ne garder que le lien à la vie le retour à l’essentiel.

Lümé en roumain veut dire Monde, Lümé c’est aussi dans la langue imaginaire du Tsulyanu Oriental “ralentir, stopper” pour s’ouvrir au monde… au monde intérieur et à la nature.

Ne serait-ce pas là justement, en ce moment le message du Monde, de notre planète que porte un certain virus qui murmure à l’oreille de l’humain ? Une invitation à ralentir à stopper notre activité pour regarder autour de soi et en soi (quand on en a la chance, ce qui remet toute la politique mondiale en question…). Peut-être l’étincelle d’un nouveau départ…

LüMé va remuer l’âme et le corps, comme un hymne à la vie, une « insolence joyeuse » !

Tout ici est authenticité, un voyage avec des musiciens exceptionnels, une belle dose d’émotions livrée à l’état brut.

Par la seule force de son interprétation, Stéphanie Quastana, les deux pieds dans l’instant présent, prend aux tripes et nous emporte dans ce voyage, ses pulsions, ses tranches de vie…

 

Monde je l’ai écrit en marchant . La Marche j’ai eu envie d’en faire lorsque j’ai été enceinte , que je portais un monde en moi . Ça m’a pris comme un besoin irrésistible; j’ai commencé à marcher ..et lorsque mon fils est né je l’ai porté sur mon ventre puis dans mon dos et avec ma petite guitare de marche, nous sommes partis sur les chemins de traverse , vers le soleil vers les rivieres, dans les forêts puis dans les montagnes, du matin au soir. Mon fils dormait puis se réveillait pour prendre le sein, toucher les feuilles, les arbres, puis se rendormait… Et la musique a pris le rythme de ma marche. Monde vient d’une longue marche jusqu’au soir. Pendant l’écriture de ce texte, j’ai trouvé un globe terrestre dans une poubelle. C’était un signe puissant pour moi parce que ce texte porte ce message: Reprendre à nouveau conscience de l’être vivant sur lequel nous sommes, cet être qui respire Il est notre hôte, nous séjournons notre vie sur lui. Lui reste, lui accueille toute forme de vie.


PRESSE

Insolence joyeuse
“tandis que le beau visage se déforme pour faire sortir la voix, petit bijou brut qui ,sans doute, prend tout le monde au dépourvu, on se dit : “ Comment un tigre peut-il être contenu et maîtrisé de la sorte ? “ Pourtant voilà le chat qui bondit sur les toits et puis entre les pavés, avec la franchise qu’il faut. Les sourires fusent sur scène et, dans l’audience, on est charmé par les commentaires complices de l’artiste qui amène sa gouaille et, avec elle, son univers.
On est rigolard et dansant, on a les omoplates qui swinguent de gauche à droite et une furieuse envie de taper du pied. Notons encore un très beau moment de seule en scène, où la chanteuse, ornée d’une guitare sèche, a montré une tendresse souriante comme une faille émouvante dans la forme de sa voix qui, jusqu’à ce moment-ci, aurait pu paraître monochrome. Une belle dose d’émotions livrée à l’état brut, les deux pieds dans l’instant présent.”
Océane Forster

 

” Orly C’est un tableau vivant
Un adieu Vivant
Une histoire d’adieu qui tourne en boucle
Une boucle orchestrée
Un battement qui se répète
Quelque chose qui ne veut pas lâcher..
Quelque chose qui tape à la porte de l’être …
Et qui tape de plus en plus fort
C’est les mots puissants de Jacques Brel
J’aime beaucoup jouer cette chanson, cet adieu mouvant, avec Jonathan Delachaux qui est talentueusement peintre et clarinettiste
Cela va si bien ensemble !
 
Chanter Orly m’anime au plus profond
Pour avoir vécu de cette déchirure qui nous enlève un morceau de l’âme, et qui nous laisse sans avenir, sans présent …
Pendant longtemps.
 
Dans le Sirop dla Rue , même formation que Lümé, nous portons des textes anciens puissants, poétiques et profonds qui parlent au présent
Pendant 10 ans alors que je ne supportais plus mes écrits, je chantais ceux des autres..et ils savaient m’animer la voix et l’âme avec poésie..
 
De cette lumière,
De cette sagesse
Voilà ce que je défends en reprenant un texte
Parce que de vivre, de faire vivre ces grandes chansons parfois méconnues, c’est important ..
C’est comme prendre racine, devenir un Humain plus humain…
 
Comme un arbre
On est dans une société qui coupe ses racines avec le passé, avec le savoir, avec les anciens, avec la sagesse d’antan
Chaque année, par la mode qui s’emmêle à la technologie, “L’innovation” comme un pretexte pour nous déraciner sans cesse…
Une folie permanente de se déraciner..
 
Nous le trouvons aussi dans certaines programmations musicales dont le leitmotiv est du neuf, du jeune de la “nouvelle scène”, “en vogue”
J’ai besoin de m’encrer dans ce monde pour le vivre
Pour sentir d’où je viens
Pour sentir la terre,
Pour sentir les forces qui me dépassent, qui me traversent
Et c’est ce que j’aime aussi trouver dans ces mots d’avant qui ont parlé de nos rêves,
De nos révoltes
Qui ont parlé d’amour
Qui on parlé au travers de textes toujours vivants.
Orly en est une grande preuve,
Une artère “
 
Stephanie Quastana
 

Petit retour sur l’histoire du collectif  (Stéphanie) :

À 17 ans, je présentais en public mes chansons. Après 2 représentations, je rencontrais Samy , puis Nico, Alex et Seb et le lendemain, écrivant le dernier texte du set, un quart d’heure avant de monter sur scène, nous fîmes notre première apparition sous le nom d’Acolytes Anonymes, juste avant les Babylon Circus.

Nous devînmes ensuite, l’Orchestr’Anonyme : 1 album à la Fnac et des centaines de dates partout en France, très vite suivis par une horde joyeuse qui remplissait les bars et les festivals à chacune de nos prestations et par le tourneur parisien.

Dans un savant laboratoire d’artistes tous azimuts rassemblés sous le toit d’une ancienne maison de colonie de vacances par un chercheur du Cern philanthrope et mélomane, nous vlà , dans une fièvre quelque peu communiste, à brasser nos musiques et nos écrits, nos idées, bien souvent en tournée, sur des scènes de moins en moins locales et de plus en plus grandes,  croisant les Ogres de Barbac, la Rue Kétanou, Tryo, Sinsélmilia, Sergent Gracia, Java, les Têtes Raides, Mano Solo, Bratsch, à voyager jusqu’au Yémen , jusqu’à feu Sanaa ……

Toujours en création mais en Jazz Manouche, l’équipe créa “Les désaccordés” (plusieurs albums, sévissant encore aujourd’hui), “les Krackhands” où la “surf musique” épouse le monde du cirque et la “Fanfare felue” (influences de l’est, sévissant toujours aussi ).

Quant à moi j’explorais avec un petit filet de bave pendu au dessus du menton (image évoquant le plaisir), le blues, d’autres langues à chanter, le beat box, les samples, le piano et les chants de révoltes.

Entre les murs d’un cabaret d’époque, Le Palais Mascotte, (spéciale dédicace à Antoine Frammery), de retour aux sources vivifiantes de la chanson avec le Sirop d’la rue. Nous reprîmes non sans fierté, à notre compte et en les transcendant, des textes anciens, faisant bel écho au présent. Nous explorâmes la Suisse avec notre cher Ülrich Shuwey, qui, grâce à son oreille attentionnée me mena à la rencontre décisive et amicale  de Karl Ouchet : Rue Haute Productions.

C’est donc ainsi que m’rev’là  à mes textes, à mes acolytes à leurs belles idées, avec désormais Jo, le peintre musicien et Flo aux baguettes, à nous mélanger et à nous inspirer de tous les vents du Voyage. Celui de l’âme, grâce à ceux qui traversèrent la mer et nous imprégnèrent de leurs musiques, de leur culture , donnant de l’air et des couleurs et des épices à la « France aux français..», à ceux qui répondirent : « et la Bourgogne aux Escargots ! », « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ! » 

Au voyage aussi de la Vie. Avec une écriture maturée et grandie venant du monde, de ses accents, de sa magie,de sa beauté, avec la ferme intention de garder le sourire et du soleil à offrir, malgré la pluie, avec la pluie.. et le chant des oiseaux.

Voici Lümé… et c’est un monde !

LINE UP A 4 OU 6

La Voix

(Stéphanie Quastana) chaleureusement gouailleuse et “torridement” communicative, elle peut voler du premier rang au dernier sans laisser personne indifférent… Munie de plusieurs cordes tabagineuses et d’un souffle puissant, La Voix vous fera peut-être rire pleurer, vibrer, voyager dans le temps.Consomme du brut, du doux, du mi-salé.

Garantie incassable.

Attention : ne jamais laisser se dessécher !
 
 
Les Vents

Clarinette et saxophone (Jonathan Delachaux)  chaleureux mais bavards, ne comptent pas leurs notes. Des physiques variables allant du bois d’ébène au métal le plus blanc, mesurent entre 28 cm et 320 cm selon les jours.. Parlent couramment le gipsy, le punk, ou l’hindi digital folk beat (un patois obscur) 

Aiment s’habiller d’électronique mais ne rechignent pas à être tout nus.

Les Cordes
 
Banjo (Sébastien Venturini) Qu’elles sortent à 10 dans leur carapace de tatou, où à 4 dans leur vieille casserole, et pourquoi pas à 6 dans une caisse à savon, les cordes sont liées, elles vibrent à l’unisson, elles sont incisives mais jamais blessantes. Leur origine ? quelque part entre la Bolivie et la Louisiane, l’Eldorado et la Haute Savoie, n’importe quel endroit, inondé de rythme et de soleil.
 
Attention grande sensibilité…
 

 

Contrebasse (Nicolas Penz) Qui n’a jamais rêvé de prendre son armoire en vacance avec soi ? Ce meuble plein d’enjolivures mais d’une étonnante profondeur vous donnera une entière satisfaction. Même s’il a l’air plein de vide, il possède véritablement une âme. (techniquement il en a même deux). Avec ses airs graves il sait vous suivre dans tous vos délires grâce à une (ou deux) ouïes très développées. 

Attention : peut potentiellement donner des coups de piques et corner les doigts !
 
 

Guitare (Samy Dib) chatouilleuse et munie d’une joie toute communicative, cette cithare moderne à six cordes vous surprendra par ses discours argumentatifs, ses envolées glossolaliques, ses désaccords éthyliques et ses danses phalliques. Il suffit de l’entendre une fois pour vouloir en jouer à son tour.

Son origine ? Quelque part entre le Liban et Madagascar, à vérifier..

 

Guitare (Alexandre Saintives) attaquée sans cesse par une main droite de fer, elle ne se laisse  jamais dévier de sa trajectoire unique : garder le rythme et le communiquer à qui de droit. De facture généralement manouche, malgré quelques excursions dans des modes plus rock’n’roll, elle fera défiler les grilles au kilomètre sans jamais ralentir et en évitant tout accident.

Batterie (Florent Tissot) Il faut souffrir pour être beau ;

pour ce faire, le mieux est de s’en prendre plein la gueule ! Coups de pieds, coups de gueule, de balais, de baguettes…
sans jamais perdre un certain sourire narquois et juvénile (c’est le benjamin des instruments).
Attention aux excès, les peaux restent fines et soyeuses.